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| | MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... | |
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Christophe Miltonfine | VIP ADMIN |

Age : 21 Inscrit le : 23 Avr 2007 Messages : 1243 Job : Animateur Radio ♪ Âge : 22 ans VIP Index Côté Coeur: Toi, je te défends de t'en approcher, il n'est pas encore réparé ... Côté Lit: Ouvert 24h/24 VIP Appeal:
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| Sujet: Re: MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... Mar 1 Avr - 16:10 | |
| Personne ne devait donner un jugement sur ce qui se passait, sur ces deux jeunes personnes dans les rayons hommes de Macy’s à la recherche de chemises pour monsieur. Chris avait essuyé tellement de critiques quand il sortait avec la jeune femme, tout le monde dans son entourage fut contre, disant qu’elle n’était pas assez bien, trop matérialiste, qu’elle l’embobinerait, que ça ne marcherait jamais … Bref, rien de bien glorieux, vous l’avez remarqué. Il avait fait face aux critiques contre vents et marées, continuer dans sa ligne principale, c'est-à-dire de rester aux côtés d’Addison tout en gardant ses amis, même si ceux là établirent quelques distances. Tant pis, lui avait aimé, assumant son choix de la belle contre l’entourage. Mais quand Addy le lâcha, tout le monde revint à la vitesse de l’éclair. A croire que cette nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre. Bon d’accord, chacun y avait mis de sa critique, oui des petits « je te l’avais dit » par exemple, mais ils étaient restés des amis et avait aidé le jeune homme dans sa remontée de pente. Alors s’il voyait l’animateur sourire et partager un moment shopping avec celle qui lui avait prisé le cœur, autant vous dire que ça n’aurait plu à personne. A dire vrai, ça n’avait pas plu non plus à Christophe quand il l’a vue mais finalement, ce n’était pas si terrible. Sauf que les autres ne seraient pas de cet avis. Pour la peine, il n’en parlerait sûrement pas et puis il n’y avait rien de grave, la jeune femme l’avait aidée à choisir une robe pour sa sœur et maintenant lui présentait des chemises. Ce n’était pas non plus des grands élans romantiques comme dans ces films à l’eau de rose dont on savait déjà la fin rien qu’en connaissant le synopsis. De toutes manières, ni l’un ni l’autre n’était ainsi, pas de risques d’une telle chose. Mais ils semblaient toujours complices, toujours cette petite étincelle qui restait comme si rien ne s’était passé. Vous savez, les goûts de l’autre, sa vie et puis cette attirance. Sauf qu’il s’était passé une rupture et deux ans, c’était fou. On demanderait aux clients qui passaient par là, ils ne s’imagineraient certainement pas un tel scénario. Comme quoi, la vie pouvait faire changer bien des choses.
Et maintenant, Addy faisait un trait d’humour sur la maladresse du beau brun. Lui-même savait que la chance ne le portait pas vraiment dans son cœur et que ce genre de situation idiote ne pouvait arriver qu’à lui, c’était l’évidence même ! Et a quoi jouait elle ? Elle imaginait Chris absorber au téléphone avec une jeune femme pour en être arrivé là. Un peu jalouse ou simplement taquine ? Difficile de savoir avec Mademoiselle Marks et son sourire mutin, sa façon d’exagérer les gestes comme ses grands yeux horrifiés qui ne faisaient pas naturels, plus dignes d’une pièce sur Broadway ou d’un théâtre de boulevard. Mais cela lui allait tellement bien que Miltonfine ne put s’empêcher de sourire en coin, amusé de cette comédie et puis de rire un peu de lui-même.
Qui te dis que c’était « elle » et que c'était un rendez vous ? Tu fabules toute seule …
En fait, il ne savait même plus avec qui il était au téléphone ce jour là. Homme, femme, ami, connaissance ou conquête. Impossible de se souvenir et puis ce n’était pas du tout important, pas besoin de débattre des heures dessus, qui que ce soit, ça n’avait pas changé à la situation qui était que l’animateur radio avait brûlé une chemise en approchant trop près du feu sans vraiment s’en rendre compte. De toutes manières, le pas doué fit une nouvelle boulette au sujet des chemises devant lui. A ses yeux, elles étaient comme toutes les autres. Jolies certes mais rien de bien exceptionnel non plus. Et voir la demoiselle s’énerver pour si peu, il ne comprenait pas. A ce moment précis, cette petite dispute pour une broutille, c’était exactement ce qui se passait quand ils étaient ensembles. Chacun avait un avis, des envies qui divergeaient et comme chacun avait sa fierté, ça finissait en engueulade. Tous deux des têtes de mules même si ça finissait toujours bien. Mais là, ils n’étaient pas un couple et Christophe n’était pas sensé savoir que c’était la collection que la jeune femme avait dessiné elle-même. Il n’était pas devin et put voir les détails qui les rendaient unique. Lui, ça lui passait au dessus de la tête, il n’était pas de ces gens à vouloir des pièces uniques pour ne pas être habillé comme tout le monde. Du pendant qu’il était bien habillé, c’était déjà pas mal ! C’était toujours mieux qu’il y a deux ans en tout cas … Mais c’était fou comment elle pouvait changer en quelques secondes à peine d’attitude, passant de la fille vexée à celle émerveillée devant un bouquet de fleurs offertes par un homme. Ca l’avait calmée de suite, heureusement pour Chris et il l’observa renifla et admirer le bouquet comme si c’était une merveille du monde. Et à la tournure de sa phrase, l’animateur comprit tout à fait de quoi elle voulait parler et même s’il gardait son petit sourire, cela l’avait un peu vexé. Finalement, elle n’avait pas du tout changé et faisait toujours mal sans jamais rater sa cible. Mais il se tut, ne voulant pas passer pour un jaloux ou lui faire penser quoique ce soit. Il se contenta d’hausser les épaules et continuer à regarder les chemises tandis qu’elle parlait des choses simples. Lui leva les yeux au ciel et continuait de faire son choix.
C’est ce que je remarque …
Ton ironique de vigueur bien entendu ! Christophe ne la croyait pas un seul instant mais c’était toujours amusant de la voir insister pour qu’il croie qu’elle avait changé. Il l’avait côtoyé quasi quotidiennement, connaissait sa vie, ses manies et il savait que vu la manière dont la vendeuse avait été élevée, elle ne pouvait qu’avoir bon goût et vouloir plus que les autres. Si on pouvait gagner de la confiance en soi au fil des mois et années, difficile de dégringoler vu la hauteur de l’estime d’Addison. De toutes façons, Miltonfine s’en moquait vu que ce n’était plus lui qui l’avait pour petite amie. D’un côté, il plaignait ce Derek car elle n’était pas toujours facile à vivre au quotidien malgré de nombreuses qualités. Il ne fallait pas la diaboliser non plus … à moins que Chris ne voie que ce qu’il voulait voir, ce n’était pas impossible non plus.
Ce qui suivit fut des plus surprenants. Addy lui proposa de faire le mannequin pour les jeans hommes ! Tout ça était parti du fait qu’il voulait un nouveau jeans et elle lui avait expliqué que son petit ami, fictif bien sûr mais ça il ne le savait pas, n’était pas vraiment pour alors elle se tourna vers lui. Il serait encore étudiant, fauché et amoureux, le jeune homme aurait accepté par amour et pour avoir de ce quoi se vêtir gratos. Mais vu qu’il n’était plus aucun des trois, il n’y avait aucune raison plausible à accepter. Peut être passé un peu plus de temps avec la belle mais ce n’était pas vraiment une bonne raison non plus, qui sait ce que cela pouvait entraîner par la suite. Non, vraiment très mauvaise idée. Surtout que le garçon était du genre pudique alors rester en sous vêtement devant elle pour qu’elle prenne ses mesures n’était pas vraiment top non plus. Ni les mains jointes ni le regard captivant d’Addison lui ferait changer d’avis. Il secoua la tête pour dire non.
Il n’en est pas question ! Je ne suis pas mannequin et puis je ne vois pas pourquoi tu me demandes à moi. Ce n’est pas les garçons qui doivent manquer dans ton entourage.
Il leva les yeux vers elle, pour une fois qu’il avait le dessus, c’était trop tentant pour ne pas répliquer d’un ton moqueur.
Pourquoi, moi ? Ton nouveau petit ami n’est pas une gravure de mode ? Si tu sors avec un vieux, tu me déçois Addy, tu sais bien que les riches de 80 ans avec des minettes de ton âge, c’est has been. Je pensais que tu les choisissais riches et beaux, pour pouvoir dépenser leur argent ET être fière d’eux en public. Ah mais c’est vrai … tu aimes les choses simples alors le physique d’autrui doit moins t’importer.
C’était purement méchant mais tellement tentant. Malgré tout, des restes de rancœur subsistait et il n’hésitait pas à le montrer, même avec le sourire. Et puis il reprit la conversation comme si de rien n’était en posant une chemise noire à rayures verticales blanches avant de voir que la jeune femme en avait mis d’autres aussi.
Autant de chemises pour moi ? Je ne vais pas tout essayer, je le fais jamais généralement. Enfin je pense avoir le compte. Il me faut un jean à présent, ceux que je préfère sont les Diesel. Levi’s ont des coupes sympas.
Pour lui, avoir fait un petit coup de crasse faisait du bien et il rendait un petit peu la monnaie de sa pièce à la jeune femme. Des excuses, même sincères, n’effacent pas tout. Des milliers de « pardon » ne remplacent pas un cœur brisé même si ça ne fait jamais de mal. Puis continuer comme si de rien n’était, c’était un poil salaud. Pas sûr qu’Addison encaisse bien. Quoique avec elle, il fallait vraiment s’attendre à tout, même au pire. Surtout à celui-ci d’ailleurs … _________________
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|  | | Addison Marks T'es trop VIP ... ou pas !

Inscrit le : 08 Jan 2008 Messages : 19 Job : Hôtesse de vente chez Macy's (vendeuse...n'importe quoi...!) VIP Index Côté Coeur: Je m'aime, un peu, beaucoup, à la folie, passionnément....Et plus que tout Côté Lit: avec ou sans X ? VIP Appeal:
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| Sujet: Re: MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... Sam 19 Avr - 17:56 | |
| Elle se souvenait si bien de toutes ses choses qu’on pouvait dire sur son couple avec Christophe…ou plutôt ces horribles choses dont on la disait capable. Ils s’amusaient à la salir aux yeux de son compagnon qui semblait ne pourtant ne pas y accorder grande importance et pourtant, aujourd’hui, il semblait se méfier d’elle. S’était-il ranger à leur avis ? Qu’importe, elle souriait déjà, elle jubilait déjà intérieurement de les voir soit contrit soit pleins de confiance en elle, alors qu’elle se baladait à nouveau au bras de l’animateur radio. Vendait-elle la peau de l’ours avant de l’avoir tué ? Non ! Absolument pas, bien qu’elle n’entretienne avec Miltonfine qu’une simple conversation, elle savait que son sourire enjôleur la mènerait à ses fins. Elle savait qu’il oublierait le mal qu’elle lui avait fait et qu’il reprendrait confiance en elle. Et pourtant, il lui fallait encore un peu de patience pour y arriver et surtout, qu’elle rallie à son camp une partie de ses « autres » qui ne l’aimaient pas, qui la noircissaient et qui cherchaient à lui nuire. Ce serait sans aucun doute le plus difficile mais, peut-être qu’elle y arriverait si le cœur de Christophe se laissait attendrir et s’il laissait ses sombres sentiments prendre le dessus sur les émotions enfouies en lui. Mais, son imagination fertile dessinant sur ses lèvres un sourire légèrement mesquin allait trop vite pour les faits. Elle n’en était pas encore la.
« Une intuition » répliqua la jeune femme qui venait se faire accuser de fabulation. Elle qui aurait aimé savoir si c’était bel et bien une jeune femme qui l’absorbait au point de brûler une de ses chemises, c’était raté. Christophe Miltonfine était devenu bien secret. La célébrité peut-être… ou alors, peut-être était-ce une façon de s’amuser avec elle, avec ces expressions exagérées qu’elle affichait en tout temps et qui lui octroyait une expression charmante mais surtout charmeuse. Elle sourit un peu plus fort avant d’être vexée par le désintérêt total de l’animateur face aux détails si délicats des chemises de la belle Salem. Non mais franchement, même son patron qui était plus un homme d’affaires qu’un homme de mode avait remarqué les coutures particulière des bébés de la brune et Miltonfine, qui avait pourtant assisté aux inspections de textile d’une Addison en pleine crise de shopping n’y avait vu que du feu. Voici de quoi perdre son sang froid n’est ce pas ? Seulement, quand on est aussi fière que cette princesse, il vaut conserver son sang au chaud, où les disputes semblables à celle connues par les deux jeunes gens lorsqu’il formait un couple, risquait de se reproduire. Par chance, son plan courait au rythme du temps, sans prendre en considération les états d’âme de cette demoiselle un peu trop sanguine.
Un magnifique bouquet de rose blanche s’immobilisa devant le nez de la jeune femme qui, émerveillée, renvoya le livreur et tenta de faire partager le doux parfum des roses au jeune homme en sa compagnie. Il avait échappé de peu à la dispute et alors que Christophe se permettait une petite remarque désagréable, Salem attrapa la balle au bond pour un magnifique retour à l’envoyeur. L’animateur ne semblait pas convaincu mais qu’importe, le but n’était pas qu’il pense qu’elle soit une autre, qu’elle ait changé… Les gens comme elle ne peuvent bonifier comme le bon vin et ni l’un ni l’autre n’étaient de sombres idiots et elle vouerait ses desseins à l’échec si elle voulait se montrer différente. Non ! Ce qu’elle espérait, c’est qu’il reste persuadé qu’elle regrette son geste parce qu’elle l’aimait, l’aime encore et l’aimerait pour longtemps. Dès lors, le ton ironique du jeune homme face à l’Addison aimant les choses simples sous-entendait qu’il n’y croyait pas un mot et cela l’arrangeait bien.
Quoiqu’il en soit, il fallait aux jeunes hommes des pantalons et malheureusement, la jolie jeune femme n’en avait pas encore fini assez de modèle que pour en proposer en vente. Qu’il achète une autre marque ne l’arrangeait pas, même pas du tout. Il lui fallait une solution de substitution, il lui fallait absolument qu’il accepte de jouer les mannequins pour elle, et dans une tentative qui lui semblait déjà vaine, elle lui soumit son idée, le supplia presque mais l’expression du beau Christophe en disait long sur ses attentions. Il n’était pas d’accord, il secouait déjà la tête et l’esprit machiavel de la beauté brune réfléchissait déjà à une solution de substitution.
« Oui, je sais mais….Tu sais bien qu’on ne peut pas faire confiance aux hommes. Je n’oserais jamais en laisser un seul avec moi dans mon appartement et…ce qu’il risque de me demander en retour est déraisonnable. Tu sais comment sont les gens à New York et….puis, j’ai confiance en toi.. je sais que je ne risque rien avec toi…. »
Et pourtant, elle regretta presqu’instantanément ses propos. Christophe Miltonfine se permettait de lui lancer une raillerie digne de ce mot. Tout d’abord, elle n’avait pas de petit ami, même s’il pensait le contraire, et Derek était loin mais alors loin de ne pas être une gravure de mode. Jamais elle ne serait adonnée à pareilles jeux avec celui-ci s’il n’était pas aussi charmant à regarder.
Garde ton calme… Surtout, surtout garde ton calme, ne t’énerve pas et évite de dire des âneries…*se répétait-elle sans cesse en serrant les poings.
« Oh…je vois…mais dis moi, qu’est ce que j’ai fait avec toi durant ces quelques mois. Tu n’étais pas riche, et je n’ai pas eu grand-chose à dépenser. Alors, peut-être qu’il serait temps que tu admettes que je ne suis pas aussi mauvaise que tu ne veux bien le croire… A moins que ça t’arrange, c’est tellement plus facile de se convaincre qu’on déteste quelqu’un plutôt que d’accepter le sentiment contraire…. »
Elle lui parlait sur un ton désabusé, indifférent, comme s’il n’y avait aucune méchanceté à reconnaître dans son timbre et d’ailleurs, il était Inutile de s’attarder, elle devait passer à autre chose parce qu’elle ne voulait absolument pas que cette entrevue ne se transforme en règlement de compte où elle risquait de s’y brûler les ailes.
« Enfin, quoiqu’il en soit, je comprends parfaitement que tu ne veuilles pas jouer les mannequins pour débutant, je trouverai une autre solution mais du coup, je n’ai pas de jean’s à te proposer et je n’ai pas le droit de vendre de vêtements pour homme. Levi’s c’est par la, et diesel dans le rayon de gauche… Tu peux aller jeter un coup d’œil si tu veux, pendant ce temps la, je vais préparer le paquet cadeau pour ta petite sœur et emballer tes chemises … »
Vêtements dans une main, roses dans l’autre, elle s’apprêtait à l’abandonner la lorsqu’elle jeta un coup d’œil en sa direction pour ajouter :
« Oh, si tu as besoin de quoique ce soit je suis au comptoir, je t’attends… »
Au fond, elle était fière de sa réplique, il ne lui restait plus qu’à observer la réaction pour prévoir une toute autre riposte. _________________
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|  | | Christophe Miltonfine | VIP ADMIN |

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| Sujet: Re: MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... Dim 27 Avr - 16:40 | |
| Pourquoi s’adressait elle à lui pour jouer le mannequin ? Comme si Chris avait la tête d’un type qui pouvait poser sans aucune pudeur et se laisser prendre les mensurations comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, le tout par une ex qui l’a méchamment jetée et qu’il a tenté d’oublier de toutes les manières possibles et imaginables, voire même autre. Ce serait une scène surréaliste et le jeune homme l’avait en tête : lui arrivant chez Addy pour l’aider, obliger de se dessaper à moitié en plein milieu de son salon, tenter de contrôler ses émotions tandis qu’elle ferait le tour de son corps, mesurer et prendre des notes et après … bah avec ces deux là, on ne jamais ce qui se passerait. Franchement, il valait mieux éviter de s’embarquer dans des histoires que Chris pourrait regretter après, pas vraiment sûr de toujours bien se tenir avec une belle créature comme la jeune femme. Enfin, il aurait pu simplement dire non, que ça ne l’intéressait pas au lieu d’être salaud. Comme si une petite pique lancée par ci par là allait atténuer sa rancœur alors que non, ça ne faisait strictement rien à part le faire passer pour un sale type sans cœur, ce qu’il n’était pas. Non, son cœur était brisé voila la différence et même après deux ans, rien n’avait changé. Vu qu’il avait lancé les hostilités, Addison répliqua à son tour. Au début, un peu d’apitoiement sur le fait de ne pas faire confiance aux hommes, lui roula des yeux. Miltonfine connaissait Addison et il fallait montrer patte blanche rien que pour penser à franchir le seuil de son appartement de Little Italy. Si un garçon arrivait à rentrer, c’est qu’il convenait à la jeune femme et qu’elle avait bien pris le temps de tout vérifier avant d’ouvrir sa porte et l’inviter à entrer. Puis si elle avait un petit ami comme l’indiquait ces fleurs, il avait bien du rentrer plus d’une fois et elle le connaissait bien. Si Addison avait fait le même coup de « on se tourne autour jusqu’à ce que je décide que tu me sautes dessus », elle avait bien pris le temps de savoir si le garçon en valait la peine qu’elle lui accorde un minimum d’attention. Bon d’accord, Miss Marks n’avait pas de petit ami mais Christophe n’en savait strictement rien, il ne pensait pas du tout qu’elle s’était envoyée elle-même le bouquet et tout le reste. Il la savait machiavélique mais ne connaissait pas son plan dans lequel il s’enfermait petit à petit.
Et voila, ils s’engueulaient. De la méchanceté gratuite lancée au visage qui les énervait chacun de leur côté sans exploser. Même séparés et après deux ans sans s’être vus, ils arrivaient à se disputer après quelques minutes passés ensemble. Lui avait commencé à titiller sur son petit copain qui aurait pu être éventuellement un de ces vieux milliardaires riches à millions avec une fille qui pourrait être son arrière petite fille à son bras puis avait continué qu’elle aimait les choses simples, que ça changeait. Et comme Addison n’était pas du tout le genre de fille à se laisser faire, elle lança à son tour son venin. Néanmoins, la question était pertinente : pourquoi était elle sortie avec lui ? Si on se plonge deux ans avant, cela méritait qu’on en parle. Quand Chris avait rencontré celle qui deviendrait sa copine, il n’avait pas grand-chose en commun avec celui qu’il était aujourd’hui. Il n’avait pas encore vingt ans, empruntait les chemises hors de prix d’un de ses potes pour sortir le soir mais s’habillait un peu comme un plouc la journée, vivait dans une piaule d’étudiant à Brooklyn, ses seuls revenus étaient sa bourse et son boulot de chroniqueur à Big Apple le matin et surtout, n’était pas connu. Juste qu’il fumait, faisait la fête plus que de raison et couchait un peu à droite à gauche, voila les seuls traits communs qu’il a encore aujourd’hui et ce ne sont pas vraiment les plus flatteurs. Bref, en théorie il n’avait aucune chance avec une fille de la classe d’Addison Marks. Et pourtant … Peut être la chance, peut être autre chose mais elle ne l’avait pas rembarrée, avait joué avec lui pendant la soirée, donné son numéro et demandé de la rappeler car ce n’était pas ce soir qu’elle serait dans son lit. Un peu comme un piège, il était tombé dedans en lui courant après, s’était attachée à elle et n’avait plus voulu la quitter après qu’il ait réussi enfin à passer la nuit avec la jeune femme. Après il y avait eu toute leur histoire où elle avait appris à l’habiller correctement, comme un vrai new-yorkais et puis lui achetait tout ce qu’elle voulait. La jeune femme, avec ses goûts de luxe, demandait toujours le mieux : les beaux restaurants, les beaux bijoux, les beaux vêtements … Le compte en banque de Miltonfine se vidait comme neige au soleil, obligé parfois de demander un peu d’argent à ses amis ou une petite avance de salaire sur sa paie. Oui, il n’était pas riche et n’avait pas grande chance au départ d’avoir même un sourire de la part d’Addi, pourtant ils avaient passé huit mois ensemble. A n’y rien comprendre n’est ce pas ? Alors Chris se tut, fronçant les sourcils. Un sentiment contraire ? Ca ne va pas, non ! Il ne l’aimait plus, en deux ans quand même … Il avait envie de lui dire qu’il ne savait pas pourquoi elle avait été avec lui et pas avec un autre, qu’il n’était pas dans sa tête mais qu’il connaissait la vérité de son côté, s’il avait voulu d’elle c’était tout simplement comme il aimait les femmes, une sorte d’idéal, le côté garce en moins, bien sûr. Mais non, il ne dit rien, se contenta de hausser les épaules comme un gosse et souffler, cette conversation le gonflait. Entre eux, ça passait toujours du chaud au froid comme ça : il y a quelques minutes, la vendeuse s’était collée contre lui pour faire un numéro de charme et là, ils ressassaient le mauvais côté du passé. Leurs grands caractères faisaient des chocs, surtout quand ils n’étaient pas d’accord sur quelque chose, comme à ce moment.
Addison l’invitait à aller voir les jeans tout seul s’il le voulait, elle allait au comptoir si besoin. Alors elle le laissait là, se défilait ? Vous avez tous compris que ce n’était qu’une technique pour que ce soit Miltonfine qui vienne. Et devinez quoi ? Cet abruti, tout d’abord immobile dans l’allée à la regarder partir avec ses vêtements et les roses, il fit quelques pas en sa direction et lui attrapa le bras sans lui faire mal, juste pour la stopper dans la marche et la faire tourner pour qu’elle se retrouve face à lui. Le visage de Chris semblait sérieux, faut dire qu’il en a gros sur le cœur avec tous les souvenirs qui lui remontaient à la surface. Encore un ou deux, il savait gérer mais tout d’un coup, ça faisait mal à un point pas possible, pourtant il ne montrait pas grand-chose. Peut être un regard trop insistant sur le visage de la demoiselle, et encore …
Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ? Il y a une différence de taille. Je te refuse un truc et toi, tu pars. Ce n’est pas parce que tu es débutante que je refuse, c’est parce que c’est toi ! Franchement, tu n’aurais pas l’impression que ça serait … pas normal ? Si tu me dis « non », y a quelque chose qui cloche.
Il lui lâcha enfin le bras, il ne s’était pas rendu compte qu’il était encore accroché à elle et puis recula, levant les yeux au ciel. Comme si lui allait changer la façon de penser de mademoiselle Marks, surtout si elle a un plan bien caché au fond de son esprit. Chris tourna les talons et se mit à parler tout en marchant.
Je vais me démerder tout seul, je m’en suis sorti pendant deux ans, y a pas de raison qu’aujourd’hui soit différent. Je m’en suis très bien sorti sans toi.
Et il tourna dans l’allée. Il y allait plus pour s’éloigner de la demoiselle que pour vraiment s’acheter un truc. Elle avait toujours cette emprise sur lui, c’était grave quand même. Il passa les mains sur son visage et souffla tout en marchant et se remit comme si de rien n’était. Il était sûr qu’elle ne viendrait pas alors à quoi bon se tenir bien ? Car elle avait des yeux et des oreilles partout. Dans le rayon Diesel, il ne s’attardait pas, faisait comme à son habitude, c'est-à-dire vite. Une technique simple et typiquement masculine, il repérait la coupe qui lui plaisait, ainsi que la couleur, cherchait sa taille, posait le jean devant lui pour être certain et au choix, soit il reposait ou prenait. Ca allait vite, au moins il ne se cassait pas la tête, de toutes façons Chris prenait toujours les mêmes types de modèle, il n’allait pas essayer alors qu’il savait si ça lui va ou pas. Il mit à peine une dizaine de minutes à faire les deux rayons pour revenir avec deux modèles, deux Diesel finalement, un sombre qui sera plus pour les sorties ou bien s’habiller et un stone, un classique quoi, pour la vie de tous les jours. Addison était là où elle lui avait dit, derrière le comptoir en pleine occupation. Il s’arrêta et la regarda travailler, concentrer à plier les chemises comme il le faut, puis prendre le papier pour les emballer, le tout une à une comme le veut l’enseigne, tout doit être impeccablement soigné. Elle était belle, il n’y avait rien à redire là-dessus, ses tenues toujours très bien choisi, sa coiffure comme il le faut et le maquillage peu conséquent. Pour l’avoir vue au réveil, il pouvait bien le dire, que même au lever du lit, elle était ravissante. Une beauté naturelle qu’un rien n’illuminait … Quelques secondes ainsi à la regarder, un sourire malgré lui sur les lèvres avant de s’avancer vers le comptoir, le sourire s’était effacé au fil des pas. Un retour à la réalité en somme.
Voila, tout trouvé. Je suis plutôt doué pour un ancien plouc, je trouve.
Il n’y avait jamais de mal à se lancer un peu des fleurs même si c’était grâce à son ex qu’il savait s’habiller correctement. Sûr qu’elle allait le reprendre dessus mais pas grave, il avait retrouvé un petit sourire amusé en coin, ça le rendait encore plus beau. _________________
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|  | | Addison Marks T'es trop VIP ... ou pas !

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| Sujet: Re: MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... Jeu 22 Mai - 22:31 | |
| Quel égoïste !
Il préférait refuser son aide à son ex-petite copine plutôt que de mettre son orgueil de côté. Franchement, qu’il s’agisse de Derek ou d’un autre, Addisson n’était pas du genre à laisser pénétrer dans son appartement le premier venu, le déshabiller et rédiger le bulletin de ses mensurations. Elle était bien trop méfiante. Certes, il lui arrivait plus souvent qu’à son tour d’être ce qu’on appelle une fille légère et pourtant, chacun de ses amants étaient choisis avec soin et précision. Dès lors, consciente de son charme, elle restait persuadée qu’elle ne pourrait être en sécurité avec tout homme à moitié dévêtu dans son studio à proximité d’une chambre. Personne ne lui ôtera donc de la tête que ce refus catégorique n’est autre que l’expression la plus sournoise d’un orgueil déplacé…à moins que…
A bien y réfléchir, elle commençait sincèrement à douter que Christophe lui-même puisse résister à l’envie de voler ou se laisser voler un baiser furtif. C’est fou comme cette idée la réjouissait plus que de raison. Il suffisait d’analyser légèrement la situation dans son ensemble et de l’intérieur même du stratagème pour réaliser à quel point la belle pouvait se montrer tenace lorsqu’elle avait une idée en tête. Orgueilleuse et capricieuse, ce qu’elle rêve la nuit doit se réaliser le jour, et ce, qu’importe le prix, qu’importe le sacrifice, qu’importe ce qu’il en coûte.
Dès lors, comment osait-il lui refuser cette faveur avec un tel manque de tact… ? Au lieu de se contenter d’un « je suis désolé mais pas intéressé », il fallut qu’il ajoute à la négation un commentaire désagréable sur le pseudo-copain d’Addison. Non mais, pour qui se prenait-il ?
Lui restait-elle autre choix qu’une réplique cinglante ? Elle s’était pourtant promis qu’elle éviterait toute dispute en commençant par se taire face à toute agression et ce dans le seul but de démontrer à quel point elle pouvait regretter le mal qu’elle lui avait fait. Elle s’était jurée d’éviter tout sarcasme déplace, même mérité afin de ne jamais démontré que son avis avait gardé sur elle tout impact. Et pourtant, toutes ses bonnes résolutions s’envolèrent en quelques mots entendus et d’autres répliqués. Le regard de la belle noircis quelques instants, et c’est avec nonchalance qu’elle cracha son venin, aussi sournoisement qu’un chat chassant un oiseau qu’elle bondit sur sa proie coriace, non sans chercher s’enorgueillir de l’avoir mise au tapis.
La dispute des retrouvailles et pourtant aucun déception pour la jeune femme aveuglée par le plaisir d’avoir cloué le bec à cette célébrité. Elle jubilait tout simplement car pour toute réponse à cette question pertinente lancé par une Salem conquérante, il s’était contenté de souffler….un soupir….l’arme inutile des faibles devant une attaque trop solide, l’arme inefficace du loup face à la brique de la dernière maison des trois petits cochons. Elle attendait tout juste le moment où elle pourrait l’achever, où elle le laisserait au milieu du rayon, où il la retiendrait lorsqu’elle préciserait vouloir partir, le moment où elle se contenterait d’une explication vague comme « jamais, Ô grand jamais…. », elle n’avait été vexée par les insinuations de Miltonfine.
Elle lui tournait le dos à présent, elle prenait la direction du comptoir laissant un Miltonfine déconfit, elle n’en doutait pas une seule seconde :
*A trois, il me rattrape * pensa la jeune femme un léger sourire aux lèvres * 1, 2, 3…. Qu’est ce que j’avais dis ? *
L’animateur arrêta du bras la jeune femme déjà bien lancée dans sa course. Forcée de pivoter, ses longs cheveux volèrent et ses yeux étaient plongé dans le bleu des prunelles de Miltonfine. Elle ne l’avait jamais trouvé aussi beau qu’à cet instant…. Agacé, sérieux ….était-il déçu qu’elle refuse de partager ces dernières minutes de shopping ?
Se serait-il pris au jeu également en offrant à l’achat de ses vêtements la deuxième place dans le barême des priorités du moment ?
Regrettait-il déjà que cette séance d’achat ne touche à sa fin et qu’il quitte la belle brune pour une durée indéterminée ?
Elle ne cherchait pas les réponses à ces questions-ci pour le moment, elle tissait sa toile et l’y amenait doucement, tout doucement, lentement, très lentement, étape par étape, fil par fil.
« Voyons mon chou, je ne peux vraiment pas. Je ne peux vendre que la lingerie fine et les collections femmes. Je ne peux pas empiéter chez les hommes…. Mais ne me fait pas cette tête la voyons… »
Elle avança donc d’un pas en sa direction, recréant presque la situation précédente, en sortant des cabines d’essayage et de plus en plus proche de son oreille, le bras de Miltonfine autour de son avant-bras, elle chuchota lentement et sensuellement :
« Tu sais, moi aussi je regrette d’être privée d’un détour par ta cabine… »
Elle se redressa alors en une fois et comme si elle n’avait jamais rien dit de semblable à une invitation coquine, elle termina par une explication :
« En toute honnêteté, non, je ne trouverais pas cela étrange. Je me sentirais en sécurité au moins et il n’y a rien chez toi que je ne connaisse déjà…. Je ne voyais vraiment pas le mal mais apparemment, on dirait que les choses sont différentes pour toi et pour moi…. Enfin, je t’attends au comptoir et je te fais un emballage pour ta petite sœur. »
Elle lui sourit alors et comme il l’avait lâchée, elle le laissa se débrouiller, comme elle le lui avait annoncé. Arrivée derrière son comptoir, elle salua l’une ou l’autre fille travaillant comme elle dans la boutique tout en réagissant avec le sourire aux commentaires sur le magnifique bouquet qu’elle tenait dans les mains. Au final, elle leur donnait très peu d’information sur cet admirateur secret aux yeux de ses filles. Elles n’étaient pas amies et ne faisaient nullement partie de son jardin secret….C’est l’image qu’elle devait rendre au cas où les oreilles de Miltonfine venait se perdre non loin de leur conversation.
Plus concentrée par le déroulement des évènements que par sa tâche en elle-même, son visage penché sur les vêtements était sublimé par cette réflexion intense. Son esprit était en fusion et ses yeux en pétillaient d’intelligence. Ramenant derrière ses oreilles une mèche de cheveux la gênant quelque peu, pliait machinalement les chemises qu’elle avait elle-même dessinée. Elle en était fière, aucun doute la dessus. Instinctivement, se demandant si son cher Christophe s’en sortait tout seul au milieu de la multitude de jean’s qui pouvait s’offrir à lui, elle jetait des œillades fugaces au détour de chaque rayon. Soit il galérait, soit il essayait car il n’y avait toujours personne.
Fallait-il qu’elle soit totalement fière pour l’avoir laissé alors qu’elle n’avait aucune certitude qu’il se reverrait après cette petite heure passée ensemble ?
Soudain, alors qu’elle terminait le papier cadeau pour la somptueuse robe destinée à Sarah, Christophe, sans ménagement, posa sur le comptoir les jean’s qu’il avait choisi tout en annonçant fièrement qu’il n’avait pas besoin d’elle pour s’habiller. Enfin….ce n’est pas exactement ce qu’il avait dit mais c’est ce QU’ELLE avait interprété…
« OH, oui, tu as été plutôt vite…le temps d’emballer quelque chemise et d’emballer le cadeau pour ta sœur …qu’est ce que tu en penses d’ailleurs ? »
Elle souleva le paquet pour mieux le lui montrer. Elle était artiste et même son emballage le prouvait. Le papier mauve semblait épouser le carton qui protégeait la robe et nul n’aurait pu se douter du contenu du sachet cartonné. Enjolivé d’un ruban de soie jaune, elle y avait ajouté, elle s’était permise quelques petite fioritures en créant une double boucle.
« C’est sympa non ? » continua-t-elle en reposant le paquet en dépliant les jean’s déposé en boule sur sa table de travail « Alors, voyons voir tes jean’s, celui la est sympa, j’admets…mais….Dis moi…tu aimes les slims ? Parce que je suis pas sûre que ça doit t’aller à merveille et le noir que tu m’apporte est ce qu’on peut appeler ARCHI SLIM….. »
Comment avait-il pu oser sous-estimer les précieux conseils de Salem ?
« Ok…Même si je dois me faire engueuler, je vais aller te chercher le même puisque ton naturel revient parfois au galop….Mais, c’est bien parce que c’est toi … et je te dois bien ça même si tu refuses de m’aider…. »
Elle lui adressa un clin d’œil et s’enfuit pour revenir quelques secondes plus tard avec le jean’s correct qu’elle déplia sous les yeux bleu de l’animateur.
« C’est pas mieux celui-la ? »
Assurément, s’il déclarait vouloir porter un slim, elle lui ferait tout un laius sur la faute de goût. A nouveau derrière son comptoir, elle encoda chacune des pièces ainsi que le bon avant d’hésiter à annoncer la différence. Cela signifierait qu’elle ne le verrait peut-être plus, même s’il savait ou la trouver…
Pourquoi donc cette idée lui faisait mal au cœur ?
« Et…maintenant que tes emplettes sont terminées, je me rends compte à quel point ça m’a fait plaisir de te voir et ….je crois que tu m’as manqué Chris…Tu devras ceci » lança-t-elle avec nonchalance, sans transition par rapport à sa révélation. Elle lui tendit le ticket de caisse mais en conservant précieusement les paquet du jeune homme. _________________
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|  | | Christophe Miltonfine | VIP ADMIN |

Age : 21 Inscrit le : 23 Avr 2007 Messages : 1243 Job : Animateur Radio ♪ Âge : 22 ans VIP Index Côté Coeur: Toi, je te défends de t'en approcher, il n'est pas encore réparé ... Côté Lit: Ouvert 24h/24 VIP Appeal:
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| Sujet: Re: MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... Mer 28 Mai - 14:20 | |
| Il ne se reconnaissait pas. Mais où était passé ce garçon plein de flegme, se moquant bien de ce qu’on racontait sur lui, à qui on mettait des vents avec le sourire, lui haussant les épaules et partant vers d’autres aventures ? Ce Miltonfine là, celui qui faisait son show quatre soirs par semaine, celui dont le naturel séduisait des millions d’auditeurs, où on sentait son sourire et cette amour de la vie rien que dans sa voix. Ces milliers de personnes devaient s’imaginer quels mimiques il pouvait bien faire à chaque mot, rire à gorge déployé lors d’un délire … Quel contraste avec ce sérieux sur son visage, cet air grave qui le rendait encore plus sexy du fait qu’on avait pas l’habitude de le voir ainsi. Chris ne souriait pas, l’air limite crispé et ses sourcils légèrement froncés, son regard ne témoignait aucune sympathie mais beaucoup de questions s’y bousculaient. Et cet incessant pourquoi … Pourquoi Addison lui faisait toujours cet effet ? Pourquoi arrivait elle presque toujours avoir ce qu’elle voulait ? Pourquoi il se sentait si bien à ses côtés malgré ce qu’elle lui avait fait ? Pourquoi luttait il contre tout ça ? Et bien d’autre qui ne cessaient de tourner dans son esprit qui n’avait plus l’habitude d’avoir autant d’incertitudes en même temps. La dernière fois que cela lui était arrivé c’était … oh tiens, quand la jeune femme l’avait quittée ! Toujours elle, finalement pas sûre qu’Addison eut un effet bénéfique sur lui. Et quand il osait demander est ce qu’elle ne voulait pas ou ne pouvait pas, c’était une question honnête demandant une réponse franche ! Mais elle jouait encore, répondant ce qu’elle voulait, de toutes façons il ne pourrait pas l’empêcher de lui mentir même s’il savait. Et qu’est ce qu’il aimait cela même s’il refusait de se l’avouer. Addison avait le don de mettre le monde à ses pieds d’un battement de cil, l’accentuait d’un sourire et achevait ses adversaires par les mots justement choisis, comme si sa vie était une pièce de théâtre et qu’elle maîtrisait chaque réplique. Elle avait quand même eu dans ses filets un célibataire endurci et si elle continuait d’insister, pas sûr que la promesse de Miltonfine de ne plus s’attacher à quelqu’un tienne encore la route. Surtout si elle venait contre lui et lui susurrer quelques paroles à l’oreille. Chris gardait son calme, tentant aucune réaction mais il ne put s’empêcher de se mordre la lèvre inférieure quelques instants et perdre le cours de sa respiration le temps qu’elle se retire. Il ne fallait pas retomber dans son piège, elle s’amusait encore avec lui et au lieu de partir sans écouter le reste, il restait et la regarder de son air sérieux. Peut être qu’il serait temps se s’éloigner car la brune l’envoûtait totalement, elle avait cette emprise et ce charisme trop fort pour qu’il y résiste.
Heureusement … du moins, façon de parler, qu’elle avait aussi le don de lui taper sur les nerfs. Qui trouverait ça normal que Chris aille chez la demoiselle, se retrouve sûrement en caleçon dans le salon à deux pas de la chambre après tout ce qu’ils avaient vécu et surtout si elle l’attirait toujours autant. Pas sûr qu’il reste impassible ! Mais elle non, ce serait parfaitement naturel vu qu’il la connaissait. Justement ! Et si c’était … non elle ne l’aurait pas tourné comme ça si cela s’agissait d’une proposition. Comme si en deux ans, elle n’avait pas connu d’autres hommes, avoir eu d’autres relations et ne connaissait pas d’hommes qui pourraient lui dire oui sans arrière pensé. Bon tout homme normalement constitué en aurait mais par exemple cette ville regorgeait de 100% gays, ceux là ne penserait même pas à savoir ce qu’elle portait en dessous de ses vêtements, ou lui demanderait juste pour information mais n’y ferait aucun fantasme. Oh, s’il se mettait à penser à ça, Christophe n’aurait pas fini de se faire des films inlassablement. Il valait mieux aller chercher ses jeans seul, c’était la meilleure solution finalement ! Ca lui permettrait de faire un peu le point et de reprendre ses esprits. Tout était facile à comprendre maintenant : s’il l’évitait, ce n’était pas à cause de la peur de souffrance mais plutôt celle de replonger comme la première fois. Et con comme il était (après tout, il n’était qu’un homme !), il serait capable de reprendre une histoire avec elle si elle réussissait à le convaincre. Secouant la tête tout en regardant les jeans Diesel qui s’offrait à lui, Miltonfine cherchait à se persuader lui-même que tout cela ne serait qu’affabulation !
*Plutôt mourir que de retourner avec elle … Ca va pas d’y penser !*
Il souffla longuement avant de prendre les modèles qu’il prenait habituellement. D’un côté, il avait tellement hâte de la revoir et de l’autre, non. Tout ce paradoxe et personne pour le conseiller. La plupart de ses amis connaissaient Addison, avait vu l’effet destructeur qu’elle eut sur lui, la loque qu’il était devenu … Aucune de ses personnes ne seraient en mesure de lui donner un avis objectif. Sa sœur peut être ? Encore moins ! Limite elle l’incendierait si elle savait que son grand frère était resté plus deux 30 secondes dans la même pièce que la demoiselle. Non, un seul être aurait pu le conseiller … Jake. Il n’avait su que des bribes d’histoire mais ne la connaissait pas ni tout ce qui s’était véritablement passé. Mais voila, les deux garçons s’étaient disputés et adieu l’amitié. Donc Chris devrait agir seul, en espérant qu’il fasse les bons choix. Vous savez, Miltonfine et les responsabilités comme les choix cruciaux, ce n’était pas vraiment une love story ! Et plongé dans sa réflexion, peut être avait il choisi des pièces de manières hasardeuses. Puis tous se ressemblaient tellement qu’on s’y perdait rapidement si on ne faisait pas un peu plus attention. Christophe, la tête dans les nuages ? Pas vraiment bon signe ça ! La preuve, il n’y avait qu’à le regarder la contempler au loin, ses jeans dans les bras, ce petit sourire sur les lèvres, le même … qu’avant. Un retour en arrière deux presque deux ans, il n’empêchait pas que les habitudes, pas toujours bonnes, revenaient à la vitesse de l’éclair. Pas la faute de l’animateur si Miss Marks était belle, exactement le genre de fille qu’il adorait physiquement. Il aurait pu la regarder longtemps entrain de travailler, elle semblait tellement naturelle quand on ne lui adressait pas la parole, elle n’était plus dans son théâtre à jouer son premier rôle. Comme quand elle dormait. Combien de fois, à l’époque où ils étaient ensemble, l’avait il contemplé profondément endormie, comme la belle au bois dormant ? Tellement … mais pourquoi se mettait il à repenser à tout ça ? Secouant la tête, Chris s’avança pour déposer ses trouvailles et retourner à la réalité, fier de lui. Elle lui montrait l’emballage, toute contente et là, il retrouva le sourire en acquiescant. Finalement la mode, c’était son monde vu qu’elle faisait même d’un simple emballage cadeau une belle œuvre, presque criminel d’ouvrir.
Très joli, limite je lui dirais de garder le cadeau intact sans le déchirer.
Mais encore une fois, il passa du sourire au visage fermé. Il avait fait une erreur dans ses jeans, sûrement tellement plongé dans ses réflexions qu’il prit le mauvais modèle, celui d’à côté ou alors mal rangé et qu’il était tombé dessus car il ne se voyait pas là-dedans du tout même ! Et comment ça, son naturel revenait au galop ? Personne n’avait critiqué sa manière de se vêtir, ses jolies chemises soignées et ses jeans très bien coupé, on ne l’avait jamais vu avec une horreur qu’il avait pris, tout simplement car il n’en mettait pas. Mais avant même qu’il puisse dire quoique ce soit, juste le temps d’ouvrir la bouche, la jeune femme partit chercher un meilleur modèle. Il se sentit idiot et tapa du bout des doigts en soufflant. On aurait presque dit qu’il était énervé de ne pas faire bonne impression, prouver qu’il s’améliorait même sans elle. Pourquoi voulait il faire bonne impression auprès d’elle ? Pour lui prouver qu’il est bien sans elle ? Allez, on va le laisser penser ça pour lui faire plaisir … Quand elle revint, il leva les yeux au ciel.
L’autre était milieu de ces modèles là, je ne pensais pas qu’ils mélangeaient les coupes, j’aurais fait gaffe. Pour moi, tout est bien rangé à sa place, j’ai pas besoin de vérifier. Il faudra que tu dises à tes collègues de mieux faire attention, car tu sais si bien ce qu’il faut faire.
Vous y voyez une pique ? Oh, à peine ! Addison aimait bien contrôler son petit monde qui l’entoure, il s’agissait juste d’une simple remarque. Le jeune homme la regarda passer les articles puis combien il devait. Faire ses emplettes ici voulait dire avoir un portefeuille bien rempli. A l’époque, Miltonfine aurait acheté un article, pas plus ici, et encore cela aurait été pour la jeune femme. Maintenant, il achetait pour lui et sortit sa carte de crédit le plus naturellement du monde, la lui tendant d’un geste naturel. Mais au fond de lui il aurait aimé rester un peu plus, rien que pour soutenir encore son regard et l’entendre encore dire ses mots : Chris avait manqué à Mademoiselle Marks. Si cela l’avait touché ? Oh que oui, plus même qu’il ne l’aurait imaginé. Et là, ce qui sortit de sa bouche l’étonna lui-même.
On va dire que ce n’était pas aussi désagréable que j’aurais pensé … Et tu n’as pas une pause maintenant ? Si je t’ai tant manqué, tu trouveras un moyen de me retenir. On pourrait … Et là il se rendit compte de ce qu’il disait. Non finalement laisse tomber, je vais te laisser travailler, je risquerais de perturber le cours de ta journée.
Il s’appuya contre le comptoir, la main en avant pour récupérer sa carte de crédit puis ses achats. Il faut qu’il parte tant qu’il en a encore la force car on ne sait jamais après ce qui pourrait se passer. _________________
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|  | | Addison Marks T'es trop VIP ... ou pas !

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| Sujet: Re: MOI j'ai un piège à VIP un piège taboo, un joujou extra.... Jeu 29 Mai - 21:48 | |
| Il est vrai qu’elle l’avait trouvé changer lorsqu’il était arrivé, plus sûr de lui, plus fier et peut-être même légèrement arrogant sans doute pour pouvoir donner le change face à la jeune femme qu’il avait devant lui mais, à présent qu’elle avait eu le temps de l’observer un peu mieux, il n’avait pas réellement changer. S’il avait gagné en assurance, il n’en restait pas moins le jeune homme qu’elle avait connu, manipulable à souhait et totalement sous son emprise. Que c’était bon à découvrir et à retrouver… Elle pensait qu’il l’avait oublié, qu’elle devrait se battre mais, quelques petits doutes dans son esprit torturé et elle saurait obtenir de lui tout ce qu’elle souhaitait. Et dire que bon nombre de femmes auraient voulu en connaître autant qu’elle sur ce mystérieux jeune homme dont seul la voix résonne dans les écouteurs de leur chaine stéréo….que bon nombre de jeunes filles fantasmaient sur cette voix qu’elle avait entendu si souvent résonner à ses oreilles dans les moments les plus intimes de leur vie de couple…Que bon nombre de jeunes filles auraient donné n’importe quoi pour passer quelques instants avec lui, lui serrer la main et découvrir les essences de la fragrance qu’il portait alors qu’elle s’était si souvent mêlée à la sienne…. C’est fou comme elle se rendait petit à petit légèrement compte de sa chance…La chance de le voir pantin entre ses mains habiles de marionnettiste aguerri…La chance de le connaître assez pour obtenir plus que les faveurs d’une nuit si elle le souhaitait vraiment… Et pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi ne pas jouer encore un peu avant de dévoiler son jeu ? Pourquoi lui avouer tout de go et sans quelques allusions et sous entendu qu’elle n’avait pas d’autre choix que le laisser choisir seul ses pantalons pour homme ? Elle préférait de loin ajouter une bonne dose de malice pour titiller ses sens au plus haut point et lui donner l’envie, si c’était encore possible ce dont elle ne doutait, de réapprendre par cœur le conteur de ses lèvres…
*Allez, file donc petit oiseau, je t’en prie….mais l’ombre a autant besoin de lumière que tu n’as besoin de moi* se dit-elle en le regardant partir sans un mot, sans un regard et sans une parole….abasourdi, légèrement penaud….elle en était sûre, que cela se voit ou non sur ses traits jusqu’alors sérieux.
Elle se détourna, bavarda avec l’une ou l’autre de ses collègues avant de se mettre au travail derrière son grand comptoir de bois clair. Elle s’amusait avec les ficelles et le papier cadeau, concentrée jusqu’à ce qu’on entende sur les ondes, la publicité pour l’émission du jeune homme caché derrière un rayon. Elle ne put s’empêcher de sourire, amusée en entendant quelques jeunes filles non loin d’elle, s’exclamer qu’il est tellement qu’il devrait faire de la télé…en ajoutant d’ailleurs que c’était du gachis de cacher ce joli minois derrière le micro d’une radio. Elle était plutôt d’accord mais ne leva pas la tête, ne les regardait pas, concentrée dans le but de faire le plus joli qui soit…. Il revint alors, quelques instant plus tard et fier de sa création, elle l’exhiba devant les yeux rieurs du jeune homme.
« Alors dans ce cas, évite de préciser que c’est moi qui l’ai fait…Elle risquerait de le déchirer en s’y donnant à cœur joie…Entre nous, je peux la comprendre mais…. »
Mais l’heure n’était pas au discussion sur sa petite sœur. Non, seul les deux jeunes gens la préoccupaient et à présent que cette matinée de shopping prenait fin, il lui fallait trouver un moyen pour revoir le jeune homme tout en lui laissant croire que cette idée ne venait pas d’elle mais bien de lui. Elle s’y prit comme une chef, puisqu’après avoir annoncé qu’il lui avait manqué, il ne savait plus que dire pour exprimer à sa façon qu’il la reverrait avec plaisir. Dommage qu’il se ravisa… Quoiqu’iil en soit, elle ne pouvait se permettre de le supplier ou d’insister…Elle se contenta de lui rendre son paquet en songeant à la mine contrite du jeune homme qui semblait se surprendre lui-même..
« OH tu sais….c’est mieux comme ça et puis, de toute façon, je ne peux pas prendre de pause… J’imagine qu’on aura bien l’occasion de se croiser et puis, si tu as des emplettes à faire, tu sais ou me trouver maintenant… »
Elle termina comme ça, le laissa s’enfuir et un sourire légèrement effacé, démontrant qu’elle était sincèrement triste et déçue….mais qu’elle se résignait tout de même, elle ajouta ;
« Passe une bonne journée et à bientôt … »
Une client s’approcha alors, un petit pull à la main, le même que tout à l’heure et c’est avec un sourire magnifique au coin des lèvres qu’elle entreprit sa tâche en laissant le jeune homme s’éloigner mais sans le quitter des yeux. Elle avait une boule dans l’estomac, un pincement au cœur.. Elle aurait pu rester avec lui des heures durant sans comprendre que peut-être, la raison de son acharnement à vouloir se pendre à nouveau à son bras naissait d’un sentiment plus noble que le profit…. _________________
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